• Les soins palliatifs à l’hôpital

    1 décembre 2015
    2263 Vues

    sp hopital 1La proportion de séjours comportant des soins palliatifs est très variable selon les situations.

    Selon le type de pathologie d’abord : 67 % des séjours des patients souffrant d’un cancer sont identifiés par un codage mentionnant les soins palliatifs, contre 12 % de ceux souffrant d’une maladie cardiovasculaire ou d’une affection grave de l’appareil respiratoire.

    L’âge des patients est également un facteur déterminant : toutes pathologies confondues, plus les patients sont âgés moins les séjours comportant des soins palliatifs sont fréquents (y compris pour les patients atteints de cancer en phase avancée ou terminale).

    Enfin, il existe un lien entre la durée du séjour et la mention des soins palliatifs comme composante (voire motif) du séjour à l’hôpital : plus le séjour est long plus il est probable qu’il comporte des soins palliatifs.

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  • Accompagnement de fin de vie des enfants et adolescents hospitalisés à domicile

    7 juillet 2015
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    HAD péd(1)

    Enquête à l’attention des médecins coordonnateurs et responsables de structures ou services d’hospitalisation à domicile

    Alors que 236 des 311 HAD déclarent une activité en pédiatrie, cette activité se concentre en réalité sur peu d’établissements puisque 6 établissements assurent 50% de l’activité nationale (FNEHAD, 2013). Quelle est la place des équipes d’HAD et quel rôle jouent-elles dans la prise en charge d’enfants ou d’adolescents en fin de vie ? C’est autour de ces questions et dans le but de rendre compte des ressources, des freins et des difficultés que peuvent rencontrer les professionnels d’HAD que cette enquête a été réalisée.

    Résumé de l'étude

    Introduction

    L’hospitalisation à domicile (HAD) permet de dispenser, au domicile (ou lieu de vie) du malade des soins médicaux et paramédicaux continus et coordonnés en assurant la continuité des soins. L’activité pédiatrique est une activité marginale de l’activité des services d’HAD (6.6% du nombre de patients) mais toutes les structures d’HAD peuvent être sollicitées pour de telles prises en charge compte tenu du caractère généraliste de ces structures.

    Objectif

    Établir un état des lieux des pratiques des professionnels du domicile accompagnant des enfants et adolescents en fin de vie, en comprendre les difficultés et identifier les ressources sollicitées dans ces situations.

    Méthode

    Étude quantitative rétrospective multicentrique nationale de pratiques, menée auprès de l’ensemble des services d’HAD de France en partenariat avec la Fédération Nationale des Établissements d’Hospitalisation À Domicile (FNEHAD) et son Club des HAD pédiatriques du 15 juillet au 15 octobre 2015. L’ensemble des 309 services d’HAD a été sollicité.

    Résultats

    Les analyses ont porté sur 89 questionnaires exploitables (taux de réponse : 28.8%). La fin de vie des enfants ou adolescents à domicile est une réalité en HAD : au moment de l’enquête sur 369 enfants accompagnés, 15% d’entre eux étaient en fin de vie (21% étaient atteints d’une maladie grave en phase avancée et terminale et pour 68% d’entre eux les professionnels déclaraient qu’ils ne seraient pas surpris si ces enfants décédaient dans les 6 mois). Beaucoup d’HAD seraient en mesure a priori de prendre en charge des enfants : 42% des HAD ont au moins un professionnel ayant une compétence pédiatrique. Pourtant 35% de ces HAD refusent parfois des prises en charge palliatives pédiatriques. Par ailleurs, les HAD travaillent rarement seules et font appel à des ressources extérieures dans beaucoup de domaines. Dans le cadre d’un accompagnement de fin de vie d’un enfant, 54% des HAD ont déjà fait appel à une équipe ressource régionale de soins palliatifs pédiatriques (ERRSPP) par exemple. La mise en place d’une démarche palliative est effective dans le cadre de prise en charge palliative pédiatrique : la mise en place d’un document de liaison avec le SAMU (86%) et de prescriptions anticipées (84%), la mise à disposition des traitements et matériels à domicile (60%).

    Conclusion

    Des disparités existent face aux prises en charge palliatives : des HAD organisées autour de cette activité spécifique et des HAD répondant ponctuellement à ces demandes. L’anticipation, élément central de l’accompagnement de fin de vie, marque les prises en charge palliatives pédiatriques (fiche de liaison SAMU, prescriptions anticipées et mise à disposition des professionnels de l’HAD et des urgentistes des traitements et matériels prescrits).

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  • Parcours des enfants et adolescents en fin de vie en services spécialisés d’établissements de santé

    1 juin 2015
    1928 Vues
    SPECIALITES_UNE

    Identification des parcours de santé en fin de vie des enfants décédés au sein des services d’onco-hématologie, de neurologie et de réanimation pédiatrique.

    Alors qu’en 2009, 58% des décès en France avaient lieu à l’hôpital, c’était le cas pour 78% des décès d’enfants de 0 à 14 ans (IGAS 2009). Si les lieux et les causes de décès ont été largement explorés, peu d’études sur les parcours et les prises en charge de fin de vie ont été menées et aucune étude relative à ces questions et propre à la population pédiatrique n’a encore été réalisée au niveau national.

    L’objectif de cette enquête nationale menée en partenariat avec le Groupe francophone de réanimation et urgences pédiatriques (GFRUP), la Société française de neurologie pédiatrique (SFNP) et la Société française de lutte contre les cancers et les leucémies de l’enfant et de l’adolescent (SFCE) auprès des services de spécialités pédiatriques est de retracer les trajectoires de fin de vie et les modalités de prises en charge des enfants qui y sont décédés des suites d’une maladie grave et dont l’âge au décès était compris entre 1 mois et 18 ans.

    Résumé de l'étude

    Introduction 

    La majorité des décès d’enfants ont lieu en établissements de santé. Or, aucune étude visant à identifier les pratiques d’accompagnement et les conditions de fin de vie en pédiatrie n’avait encore été réalisée au niveau national auprès des services d’établissements de santé.

    Objectifs 

    Établir un état des lieux des prises en charge de fin de vie en services pédiatriques spécialisés (neurologie, réanimation et onco-hématologie), identifier les ressources mobilisées, les problématiques rencontrées par les professionnels et identifier les parcours de santé en fin de vie des enfants décédés au sein de ces services.

    Méthodes 

    Étude nationale rétrospective diffusée en 2015 comprenant 2 parties : sur les services (prévalence des situations de fin de vie, ressources en soins palliatifs, formation,  soutien aux professionnels, politique d’accueil et de soutien des patients en fin de vie et des proches), sur les parcours des 5 derniers enfants décédés au sein de ces services des suites d’une maladie grave (ressources mobilisées, symptômes, traitements et décisions de fin de vie, communication et soutien psychologique, éducatif et social). Au total, 94 services spécialisés ont été sollicités.

    Résultats 

    53 répondants (taux de réponse 56%) et 225 parcours d’enfants décédés au sein des services. 13% des patients hospitalisés au moment de l’enquête étaient en fin de vie. Pour autant, 13% des services ne disposaient d’aucun professionnel formé aux soins palliatifs et 21% n’avaient mis en place aucun dispositif de soutien formalisé pour les professionnels. Cependant, les équipes ressources régionales de soins palliatifs pédiatriques ont été mobilisées par 77% des services en 2014. Parmi les 225 enfants décédés au sein des services, 89% souffraient d’au moins un symptôme réfractaire avant le décès, une sédation en phase terminale a été réalisée pour 64% d’entre eux et 68% des décès sont survenus suite à une décision de limitation ou d’arrêt des traitements. Les professionnels ont communiqué avec 39% des enfants sur l’évolution de la maladie, avec 13% sur leur fin de vie et avec 58% des parents concernant l’après-décès. La communication auprès des enfants en fin de vie et des parents a été plus importante au sein des services disposant de professionnels formés aux soins palliatifs (p < 0,05).

    Conclusion 

    Les services spécialisés étant tous confrontés à la fin de vie, il semble important de poursuivre le développement de la formation et du soutien des professionnels. La communication et le soutien psychologique des patients et proches sont d’ailleurs plus effectifs lorsque les services disposent de professionnels formés aux soins palliatifs. Les décisions complexes en fin de vie apparaissent, par leur fréquence, comme des questions majeures en pédiatrie et méritent d’être investiguées.

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  • Structures ressources en soins palliatifs et pédiatrie

    1 juin 2015
    1451 Vues
    structuresspped

    Enquête auprès des USP, EMSP et Réseaux de santé en soins palliatifs

    En 2012, dans le cadre de la réalisation d’un état des lieux quant à l’accompagnement de fin de vie en France, l’ONFV avait réalisé des enquêtes auprès des Équipes Mobiles de Soins Palliatifs (EMSP), des Unités de Soins Palliatifs (USP) et des Réseaux de santé en Soins Palliatifs (RSP).

    En complément de ces enquêtes nationales, l’ONFV a souhaité réaliser un état des lieux des prises en charge pédiatriques rencontrées par les EMSP, les USP et les RSP.

    Alors qu’il existe aujourd’hui 22 Équipes ressources régionales de soins palliatifs pédiatriques (soit une par région), quelle est la place des EMSP, quel rôle jouent elles dans la prise en charge d’enfants ou d’adolescents en fin de vie ?

    L’ONFV a également souhaité réaliser un état des lieux des prises en charge pédiatriques rencontrées par les USP et des ressources dont disposent les professionnels concernant l’accompagnement de ces patients sachant que ces situations restent marginales au vue de l’activité des USP. En effet, la totalité des USP ayant répondu à l’enquête de l’ONFV ont déclaré que les 0 – 19 ans représentaient moins de 10% des patients pris en charge au cours de l’année 2012.

    Par ailleurs, aucun état des lieux n’avait encore été réalisé concernant l’accompagnement des enfants et adolescents en fin de vie opéré par les réseaux de santé en soins palliatifs. Ces prises en charge ne constituent qu’une part marginale de leur activité, puisque 88% des réseaux prennent en charge moins de 10% de patients âgés de moins de 19 ans (ONFV, 2012). Il s’agissait alors pour l’ONFV d’identifier les freins, les difficultés, les ressources sollicitées pour ces accompagnements.

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  • Etude « HAD, Fin de vie et précarités » : Conférence de presse

    4 février 2015
    2911 Vues
    IMG invit CP HAD

    Remise du rapport ``HAD, fin de vie et précarités`` : Conférence de presse

    Le rapport d’étude « HAD, fin de vie et précarités » concernant la fin de vie et les précarités des patients hospitalisés à domicile sera publié et présenté conjointement par le Dr Elisabeth Hubert, présidente de la FNEHAD et le Pr Régis Aubry, président de l’ONFV, lors du conseil d’administration de la FNEHAD le 10 février 2015.

    Cette présentation sera suivie d’une conférence de presse à laquelle l’ensemble des journalistes sont conviés.

    IMG Invit conférence de presse HAD
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  • Remise du rapport ONFV 2014 « Fin de vie et précarités »

    7 janvier 2015
    3356 Vues
    rapport observatoire fin de vie remise rapport En savoir plus...
  • SCEOL : la situation sociale des patients en fin de vie dans les établissements de santé

    7 janvier 2015
    1750 Vues
    Image à la une - SCEOL

    Une étude inédite

    L’absence de données factuelles et fiables sur la situation sociale des personnes en fin de vie à l’hôpital a rendu nécessaire la réalisation d’une étude visant à identifier les conditions dans lesquelles les personnes en situation de précarité sont prises en charge et accompagnées lorsqu’elles sont atteintes d’une maladie grave et incurable. L’ONFV a donc mis en place une étude « une semaine donnée » destinée à offrir un premier aperçu à l’échelle nationale de la situation sociale des personnes en fin de vie. Cette étude a été menée par l’ONFV en lien étroit avec les Equipes mobiles de soins palliatifs (EMSP) et avec les Permanences d’accès aux soins de santé (PASS).

    Social conditions of patients at end-of-life

    This enquiry was prompted by a dearth of reliable factual data on the social conditions of hospital patients at end-of-life. It aims to identify the conditions in which socially vulnerable patients suffering from severe or incurable conditions receive care. The French national end-of-life observatory (ONFV) conducted a nationwide “on a given week” study which provides an overview of the social conditions of patients at end-of-life. It was carried out by the ONFV in close collaboration with mobile palliative care teams (EMSP) and the nationwide network of 24/7 health care access points (PASS).

    Résumé de l'étude / Abstract

    Français

    L’enquête SCEOL révèle que pour 13% des patients en fin de vie la situation sociale a été un frein à la prise en charge et au parcours de soins. Dans les services accueillant une majorité de patients dont la situation sociale est considérée comme  un obstacle à la prise en charge et au parcours de soins, 31% des patients sont hospitalisés depuis plus d’un mois alors qu’ils ne sont que 18% sur l’ensemble des patients en fin de vie de l’étude.
    Pourtant, étrangement, la situation sociale des patients en fin de vie est peu tracée et semble être  un  impensé pour les équipes. Ainsi, cette étude montre que c’est dans les services rassemblant le plus de patients dont la situation sociale est considérée comme un obstacle à la prise en charge et au parcours de soins que les informations sur la couverture sociale sont le moins connues des services. Certes, on connait la couverture sociale des personnes, ainsi, parmi les patients en fin de vie, seuls 2,4% ont une couverture sociale qui traduit une certaine précarité. C’est cette connaissance qui permet l’attribution de la MIG précarité ; celle-ci a pour but de compenser les surcoûts des établissements de santé liés à l’accueil d’un grand nombre de patients en situation de précarité ; elle est accordée aux établissements accueillant plus de
    10,5 % de patients bénéficiaires de la CMU, de l’AME et de la CMU-C.
    Mais cela ne suffit pas à affirmer l’absence de précarité.  Malheureusement le repérage de la situation sociale apparaît à la fois difficile et insuffisant. Le Programme médicalisé  des  systèmes  d’information (PMSI) ne permet pas de caractériser précisément la situation socioéconomique des patients et il ne  concerne que l’activité d’hospitalisation. Qui plus est, pour près de la moitié des patients hospitalisés, les revenus sont méconnus. En outre, dans une enquête menée en 2014 par  l’Observatoire auprès des travailleurs sociaux hospitaliers, 74% d’entre eux affirment qu’il n’existe pas d’outils de repérage de la précarité au sein de leur établissement.
    Pourtant, les patients précaires sont souvent des patients vulnérables et poly pathologiques. Ils nécessiteraient un suivi régulier et un accès aux soins facilité. La méconnaissance de la situation sociale des patients les plus vulnérables peut participer aussi bien à l’allongement de la durée de séjour dans les services qu’à des ré-hospitalisations indues  par manque d’anticipation des démarches sociales à effectuer mais aussi à un renoncement à certains soins en raison d’un reste à charge impossible à assumer.
    Qui plus est, l’étude montre bien qu’alors que l’hospitalisation à domicile est souvent jugée nécessaire pour la population des personnes en fin de vie et précaires, aucune demande d’admission n’est faite pour plus de la moitié de ces patients. De même, au sein même de l’hôpital les unités de soins palliatifs, pourtant en charge des situations de fin de vie les plus complexes connaissent peu et donc sollicitent peu les Permanences d’accès aux soins de santé (PASS). Plus largement, la méconnaissance du dispositif tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de l’hôpital entraîne des difficultés de prise en charge, des orientations inadaptées et des procédures de délivrance de traitements non opérantes. On peut aisément imaginer qu’une collaboration entre équipes mobiles de soins palliatifs et PASS, deux équipes transversales intra et souvent inter voir extra hospitalières, serait féconde pour améliorer la prise en charge et l’accompagnement des personnes précaires en fin de vie.

    English

    The SCEOL enquiry revealed that for 13% of patients at end-of-life their social circumstances represented a hindrance to their care and obstructed their care pathway. In hospital wards where the majority of patients had social conditions which compromised their access to care, 31% were hospitalised for more than a month, compared with only 18% of the total patients in the study. Yet, curiously, the social conditions of dying patients were poorly recorded and discounted by care teams. In fact, incongruously, the wards with the greatest number of patients whose access to care was compromised by their social conditions were those least well informed on the social security cover of their patients. Of course, information regarding the social security cover of patients is freely available, and in fact of all patients in end-of-life scenarios only 2.4% have social security cover which reflects a degree of social vulnerability. It is precisely this information which is used to determine the MIG précarité: a government mechanism for compensating health care facilities for income deficits from treating large volumes of patients with inadequate health cover. Health care facilities that qualify are those treating more than 10.5% of patients who have no partial or total employer contributory health cover but receive state benefits to cover their health costs (the different benefits are referred to as CMU, AME and CMU-C). However, this is not sufficient to confirm the absence of social vulnerability. Unfortunately, determining social conditions appears to be both difficult and inadequate. The French medical data systems programme (PMSI) does not allow for the precise distinction of patients’ socio-economic conditions and only refers to hospitalised cases. Moreover, the earnings of more than half of all hospitalised patients are unknown. In an enquiry carried out in 2014 by the ONFV amongst hospital social workers, 74% declared that their establishment had no means of identifying social vulnerability.
    Yet, the most socially vulnerable patients are often the most frail with multiple chronic conditions, requiring regular follow-ups and facilitated access to care. Lack of awareness of the social conditions of the most vulnerable patients can contribute to prolonged hospital stays, as well as needless readmissions, which could be avoided by anticipating the required social formalities, but also to abandonment of some care due to an inability to pay. Furthermore, the study indicated clearly that whereas end-of-life home care was often considered most appropriate for socially vulnerable patients, it was only offered to under half of them. Likewise, even in hospital, palliative care units, which are nonetheless accustomed to managing the most complex cases, were unfamiliar with and rarely called on the services of the health care access points (PASS). Lack of awareness of this measure inside and outside hospital leads to problems with care, unsuitable referrals and unworkable procedures for the delivery of care. It is easy to imagine how a coordinated cross-disciplinary approach between the mobile palliative care teams (EMSP) and the PASS, both of which operate within and without the hospital walls, would contribute to improving the care and follow up of socially vulnerable patients at end-of-life.

     

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  • Fin de vie des résidents d’Appartements de coordination thérapeutique (ACT)

    7 janvier 2015
    2168 Vues
    Image à la une - ACT

    Etat des lieux de l'accompagnement de fin de vie dans les Appartements de coordination thérapeutique (ACT)

    Les 119 ACT de France représentent, au total plus de 1750 places. Ils accueillent chaque année plus de 2400 personnes en situation de précarité sociale et atteintes de pathologies chroniques sévères et 6% des résidents y décèdent.
    Lorsque se cumulent fragilités sociales et maladies graves, l’accompagnement et la coordination des différents acteurs des secteurs sanitaire et médico-social constituent des enjeux de taille pour les professionnels des ACT. L’objectif de l’enquête menée par l’ONFV, en partenariat avec la Fédération nationale d’hébergements VIH et autres pathologies (FNH-VIH), auprès des professionnels des ACT, est de décrire ces situations, de comprendre les obstacles auxquels ces équipes sont confrontées et les leviers qu’elles actionnent dans le cadre de l’accompagnement d’un résident en fin de vie.

    An assessment of end-of-life support in coordinated sheltered apartments (ACT) in France

    There are 119  coordinated sheltered apartments (ACT – appartements de coordination thérapeutique) in France offering a total of 1,750 places. They provide sheltered housing each year to more than 2,400 socially vulnerable people with severe chronic conditions, 6% of whom die in residence.
    In terms of support and coordination required of all the respective stakeholders in the health and social sectors concerned, the combination of social vulnerability and severe illness represents an enormous challenge for the professionals managing the ACTs. This study conducted by the ONFV, in partnership with the national federation of housing for people with HIV and other pathologies (FNH-VIH), addresses professionals managing residents in ACTs. It aims to describe the situations that occur, to appreciate the obstacles facing the teams and the mechanisms used to overcome them when supporting residents at the end-of-life.

    Résumé de l'étude / Abstract

    Français

    Objectif  –  Comprendre la façon dont l’accompagnement  de fin de vie des résidents en Appartement  de  coordination thérapeutique  (ACT)  se  déroule,  repérer  les  freins  et  les leviers  dans  ces  établissements  médico-sociaux  chargés  de la  coordination  entre  les dispositifs  d’insertion  sociale  par  le  logement  et  la  coordination  des  soins  pour  des personnes en situation de fragilité psychologique et sociale et nécessitant des soins et un suivi médical.

    Méthode  –  Enquête  menée  auprès  des  professionnels  des  ACT  (plus  particulièrement médecins  coordonnateurs et directeurs de structures)  entre le 15 avril et le 31 mai 2014. L’ensemble des ACT de France ont été sollicités soit 119 ACT.

    Analyse  –  Les analyses ont porté sur  59 ACT. Ces derniers  ont comptabilisés 102 décès entre  2012  et  2013.  Parmi  ces  102  décès,  80  situations  de  fin  de  vie  (décès  non soudains) ont fait l’objet d’une étude particulière.

    Résultats  -  Près d’un résident d’ACT décède chaque année et 80% des résidents en fin de  vie  décèdent  dans  un  établissement  de  santé.  Si  42%  des  résidents  décédés  de manière non soudaine sont  atteints du VIH, plus de 75% des résidents décédés ont un cancer. Les  professionnels  d’ACT  connaissent  les  dispositifs  et  ressources  en  soins palliatifs, pourtant  ils  n’en  font  pas  systématiquement  usage.  Les  professionnels  se  forment  en général en équipe aux questions d’accompagnement de fin de vie, mais il y a encore 39% d’ACT ne disposant pas de professionnels formés.

    Discussion  –  De  fait  les  ACT  s’inscrivent  dans  une  logique  de  l’accompagnement  des personnes précarisées atteintes de maladie grave. Ces structures médicosociales ont intégré la réalité de la coordination  des parcours de santé  des  résidents.  Certains  leviers  sont  susceptibles  de  permettre  et  faciliter  le déroulement  de  la  fin  de  la  vie  des résidents  dans  leur  appartement :  la  formation  à l’accompagnement et aux soins palliatifs, un plus grand recours aux structures dédiées de soins palliatifs (Réseaux, équipes mobiles et unités de soins palliatifs), ou à des structures d’aides  au  maintien  à  domicile  (SSIAD,  HAD),  l’augmentation  des  places  dédiées  aux accompagnants, l’augmentation du nombre de résidences collectives ou semi-collectives qui  assurent  une  permanence  professionnelle  et  probablement  facilitent  les  solidarités entre résidents.

    Conclusion  -  Les  évolutions  socio  démographiques  marquées  par  le  vieillissement, l’augmentation de la survie avec une maladie grave et l’évolution probable des précarités laissent à penser que les ACT pourraient  de plus en plus être investis comme des lieux d’accompagnement de la fin de vie. Il semble utile d’envisager cette évolution dans une éthique du respect et de justice pour les personnes vulnérables.

    English

    Aims and objectives - This study investigates how end-of-life support functions for patients residing in coordinated sheltered housing (ACT) and aims to identify the obstacles and the respective devices for overcoming them used by these dual purpose socio-medical facilities. ACTs are pivotal to the relevant schemes for social reintegration through housing, and concurrently responsible for coordinating the care and medical follow up of these socially and psychologically vulnerable patients.

    Methodology – An enquiry was conducted amongst professionals working in ACTs (notably the facilities’ medical coordinators and directors) between 15th April and 31st May 2014. All 119 of the ACTs in France were questioned.

    Analysis – The analysis concerned 59 ACTs. A total of 102 deaths occurred in these ACTs between 2012 and 2013. 80 of these were end-of-life scenarios, which were the subject of a specific study.

    Results - There was around one resident death a year in each ACT and 80% of residents at end-of-life died in a healthcare facility. Whilst 42% of expected deaths were from HIV, over 75% of residents who died had cancer. Personnel in the ACTs were familiar with palliative care services and resources, but they did not refer to them systematically. A team based approach to training in matters relating to end-of life support was usually adopted, but 39% of ACTs still had no trained personnel.

    Discussion – ACTs are involved de facto in supporting vulnerable people suffering from serious illness. The practicalities of managing residents’ care pathways are central to their operation. There are some mechanisms which enable residents to remain in their apartment, and these may contribute to a smooth end-of-life. These include training for personnel in palliative care support, an increased tendency to call upon dedicated palliative care services (palliative care networks and mobile palliative care teams), as well as care in the home services (local authority home care and hospital-coordinated care home services), more accommodation for friends and relatives caring for the resident, an increase in collective and semi-collective assisted sheltered housing with permanent socio-medical personnel, which would likely encourage mutual support between residents.

    Conclusion - In the light of certain demographic factors, notably the ageing population, the increase in numbers of people living longer with chronic illnesses and the likely increase in cases of social vulnerability, there is a greater probability that ACTs could be required to provide more end-of-life support. Where vulnerable individuals are concerned, it is worthwhile considering this progression in an ethic based on respect and fairness.

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  • Enquête exploratoire CCAS : inhumations et aides extra-légales

    7 janvier 2015
    1819 Vues
    Image à la une - CCAS

    Enquête exploratoire auprès des CCAS : inhumation des ``indigents`` et aides extra-légales

    L’ONFV a souhaité interroger la réalité de l’après-décès et, plus particulièrement, de l’inhumation des personnes en situation de précarité, sans famille ni ressource. Les données sur ce sujet étant inexistantes, l’Observatoire a mené, en partenariat avec l’Union nationale des centres communaux d’action sociale (UNCCAS) une étude exploratoire auprès de Centres communaux d’action sociale (CCAS).

    Cette étude en 15 questions a été menée de juillet à novembre 2014 auprès d’un échantillon restreint de 48 CCAS constitué au regard de la taille des communes et de leur répartition géographique.

    Elle devait permettre de soulever le sujet des solidarités territoriales appréhendé sous deux axes : 1) l’obligation d’inhumation des indigents par les communes en cas de décès sur leur territoire ; 2) les aides extra légales des CCAS lors du décès de personnes précaires.

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  • Equipes mobiles de soins palliatifs (EMSP) et précarités

    7 janvier 2015
    1784 Vues
    Image à la une - EMSP

    Enquête EMSP et précarités

    En complément de l’enquête nationale menée en 2012 auprès des Équipes mobiles de soins palliatifs (EMSP) implantées en France, l’ONFV a souhaité réaliser un état des lieux des situations de précarité rencontrées par les EMSP.

    Cette enquête en 15 questions a été menée par l’Observatoire du 24 avril au 30 septembre 2014, auprès de l’ensemble des EMSP implantées en France, soit 431 au total (donnée SAE, DREES 2011). Sur l’ensemble des EMSP, 223 ont participé à l’enquête (soit un taux de réponse de 52 %). L’étude portait sur les 5 derniers patients en fin de vie et en situation de précarité auprès desquels les EMSP sont intervenues, soit un échantillon final de 1115 patients.

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